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29/06/2008

Bill Gates, Microsoft : « On a dit maintes fois que j’étais mort, mais jamais on ne m’a fait renaître de mes cendres... »

Business - En retraite le 27 juin, le fondateur emblématique de Microsoft revient sur 33 ans d'activité dans l'entreprise. Concurrence passée et présente, défis, anecdotes... Bill Gates donne sa vision de ce qui a fait la réussite de Microsoft et ses atouts pour se maintenir, en affrontant Google.

 

Bill Gates part officiellement en retraite vendredi 27 juin pour se consacrer à sa fondation caritative - la Bill & Melinda Foundation - dont la recherche sur les vaccins et l'immunologie sont des activités prioritaires. Il restera chairman de Microsoft et conservera un rôle consultatif pour l'entreprise.

Interviewé par notre rédaction américaine News.com, Bill Gates retrace l'histoire de Microsoft qu'il a cofondée il y a 33 ans et évoque son avenir sur un secteur du logiciel bouleversés par l'arrivée de nouveaux modèles de distribution et d'acteurs comme Google.



À l'heure de votre départ, quelles ont été vos priorités pendant toutes ces années ?
Bill Gates - Pendant 33 ans, j'ai travaillé pour Microsoft tous les jours et réfléchi à ce que nous devions entreprendre. Cela s'est traduit par une quantité incroyable d'e-mails envoyés, de réunions, de tests de produits. J'ai du mal à imaginer ce que sera mon quotidien, et celui de l'entreprise, une fois parti.

Tant que je suis encore dans les murs, je continue d'envoyer beaucoup d'e-mails et d'organiser des réunions. Ce qui va surtout changer pour les salariés (...), c'est qu'après le 1er juillet, je serai impliqué sur des points très spécifiques, mais plus du tout sur la stratégie d'ensemble.

À mon avis, il faut investir lourdement sur plusieurs projets, dont les tablettes PC ou la télé interactive, qui vont - mais j'ai déjà fait preuve dans le passé d'un excès d'optimisme - être les technologies de demain. J'ai envoyé beaucoup d'e-mails aux équipes qui travaillent dessus. Je l'aurai peut-être plutôt fait dans trois mois, mais je prends de l'avance en les encourageant. Comme vous le savez, tous les grands succès, que ce soit l'intégration d'Office ou Windows, demandent du temps pour s'imposer. Je suis allé voir l'équipe de Steven Sinofsky qui planche sur Windows 7, et j'ai été épaté par leurs avancées.

À quel moment Microsoft a-t-il commencé à sortir de l'ombre, si l'on excepte l'arrivée de votre premier OS DOS ?
Nous n'avons pas été connus avant les années 80. L'un des mes articles de presse favoris parlait, à l'époque, de quatre éditeurs de logiciels très similaires. Mais nous savions déjà, à ce moment-là, que les trois autres ne feraient pas long feu ; ils ne recrutaient pas les bonnes personnes, et n'avaient pas une vision globale.

Il s'agissait de nous, Ashton Tate, WordPerfect et Lotus. Il y avait de nombreux éditeurs de logiciels qui furent, à un moment donné, plus gros que nous. Notamment VisiCorp et MicroPro (éditeur de WordStar), puis WordPerfect, Lotus et Ashton Tate.

Mais nous étions tout simplement différents, dans la façon dont nous envisagions le logiciel et l'influence des processeurs, et dans la façon dont il fallait faire des affaires en Europe. Nous étions une entreprise parée pour durer. (...)

Puis seulement sept ans après, on apprenait dans un article « bidonné » publié dans InfoWorld que Microsoft avait annoncé qu'Ashton Tate n'avait jamais existé. On peut dire que le magazine était allé vraiment trop loin. Mais c'est avec cela que nous nous sommes faits connaître.

Nous avons connu de nombreuses péripéties. À un moment, nous avons envisagé un rapprochement avec Lotus, mais il y avait une différence de culture. C'est Jim Manzi (P-DG de Lotus, Ndlr) qui a coupé court à nos pourparlers, même si le projet de fusion n'aurait pas forcément abouti.

J'ai un souvenir plutôt amusant :  IBM ne nous avait pas invités à assister au lancement du PC. Nous avions au départ été invité, mais ils ont ensuite changé d'avis. Nous, nous étions super heureux de l'invitation ; nous pensions que c'était une très bonne chose pour nous. Et quand ils nous ont dit, finalement, que nous n'étions plus invités, ce fut une grande déception. Cela n'a plus d'importance maintenant, mais à l'époque...

Fort de cette expérience, quels conseils donneriez-vous aujourd'hui au jeune entrepreneur que vous étiez, à 21 ans, lorsque vous avez créé Microsoft ?
Je pourrais toujours lui dire : « Pas besoin de travailler si dur, tu vas réussir. » Ou qu'il faudra un ensemble de compétences, et pas qu'en matière d'ingénierie. Mais à l'époque, être focalisé à l'extrême sur l'ingénierie n'était pas si stupide.

Aujourd'hui, pour une grande entreprise qui est plutôt axée sur des ingénieurs, je pourrais penser que ceux-ci n'ont pas à se former à d'autres sujets. S'ils sont très calés sur un domaine A, ils peuvent utiliser cette compétence pour un domaine B.

Des entreprises embauchent par exemple un bon scientifique, en se disant qu'il sera capable de se mettre à la programmation. Pendant son entretien d'embauche, on ne l'interroge que sur sa compétence majeure, en partant du principe que son intelligence lui permettra de se former à un autre domaine. C'est vrai, mais pas toujours. Quand il s'agit de personnels de direction et du management ou de gestion des ressources humaines, le pourcentage de personnes capables de se mettre à un autre domaine est étonnement faible.

C'est une des plus grandes surprises de ma carrière. Il y a des gens qui sont excellents dans un domaine, mais pas dans un autre alors que les principes, schémas et approches sont similaires.

Qu'est-ce qui surprendrait le plus aujourd'hui le Bill Gates de l'époque, qui affichait une grande ambition ?
Eh bien, nous voulions voir un PC sur chaque bureau et dans chaque foyer. J'avais évalué que seul un millier de développeurs seraient nécessaires pour écrire les logiciels que nous avions en projet. Si, à l'âge de 21 ans, j'avais pu voir nos bureaux actuels (ceux de Microsoft, Ndlr), je me serais sûrement demandé ce que font tous ces gens, et comment l'entreprise peut se permettre tout cet équipement, ces bureaux avec autant d'espace inutilisé. Beaucoup trop de salariés, et des coûts qui me dépassent. (...)

En arrivant dans ce bureau (le sien, Ndlr), j'aurais demandé au Bill Gates d'aujourd'hui s'il relit toujours l'intégralité du code, car nos gars pouvaient produire du code vraiment médiocre. Comme cela fait 10 ans que je ne le fais plus car c'est devenu ingérable, il me demanderait comment je fais pour rester informé.

Ce qui me ferait clairement baver d'envie, ce sont les labos de recherche de Microsoft Research, où les équipes sont des visionnaires à temps plein, dédiant leurs journées à la reconnaissance vocale, aux techniques d'apprentissage automatique, aux tests logiciels. Aux débuts de Microsoft, nous n'avons pas pu enrichir la communauté de nos trouvailles, en échange de ce qu'elle nous avait donné. Nous sommes partis des travaux des universités et de Xerox, en les exploitant extrêmement bien, comme l'ont fait Apple et l'ensemble de l'industrie de l'ordinateur personnel.

Aujourd'hui, nous sommes vraiment importants. Les étudiants chercheurs qui sont passés par chez nous disposent, après leurs études, de l'expérience en recherche informatique la plus significative. Nous sommes considérés comme les meilleurs, et avons à notre actif la publication du plus grand nombre de mémoires de recherche.

Je serais donc impressionné par la masse de travail qui a été nécessaire pour parvenir à ce niveau et à un tel succès. Je serais partagé entre l'envie folle d'aller rejoindre ces équipes de recherche, et celle de me former au travail de directeur qui implique, entre autres, d'encourager les gens ou de les critiquer sur leur travail, en restant juste. En faisant un tel bond dans le futur, je me sentirais en rupture ; je me dirais que si je ne regarde plus le code, j'ai bien changé.... Ce serait vraiment troublant.

11/06/2008

Un super « patch » Tuesday pour Microsoft

Pas moins de 7 mises à jour (dont trois critiques) de sécurité sont disponibles

Désormais traditionnel, le premier mardi du mois est l’occasion pour Microsoft de nous livrer son bulletin de sécurité mensuel. Ces correctifs sont disponibles sur Windows Update ou grâce aux mises à jours automatiques.

En matière de bulletins critiques, le premier correctif apporté concerne une faille dans la pile Bluetooth. Le MS08-030 empêche une exécution d’un code arbitraire à distance.Le MS08-031 est une mise à jour pour Internet Explorer. Il corrige notamment une faille qui pourrait permettre à n’importe quel utilisateur de créer une page Web conçue pour permettre l’exécution d’un code arbitraire sur une machine pas assez protégée.
Troisième et dernier correctif critique, le MS08-033 propose de remédier aux failles dans DirectX lors de l’ouverture de certains fichiers multimédias.

Microsoft annonce également trois bulletins considérés comme importants. MS08-034 permet de corriger une faille dans Windows Internet Name Service qui pourrait permettre une élévation des privilèges d’un compte utilisateur. Un esprit malveillant pourrait alors prendre le contrôle de la machine. Le MS08-035 corrige une faille dans les implémentations d’Active Directory dans les versions 2000, 2003 et 2008 de Windows Server. Enfin le MS08-036 corrige deux failles présentes dans le protocole Pragmatic General Multicast qui pourraient permettre des attaques par déni de service.

Enfin, Microsoft prévoit une seul mise à jour de sécurité de niveau modéré. MS08-032 corrige un défaut dans l’API Microsoft Speech. L'application aurait permis une exécution de code à distance via une page web spécialement conçue lorsque Microsoft Speech est activé.

Toutes ces mises à jour de sécurité sont également disponibles sur le site de Microsoft.

 

20:55 Publié dans Software | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : microsoft

Microsoft dépose 21 plaintes contre le piratage

Microsoft a fait savoir qu'il avait déposé l'équivalent de 21 plaintes auprès d'une cours fédérale dans 14 états américains différents contre des revendeurs qui se livrent à des ventes de logiciels contrefaits ou pirates.

La plupart des cas enregistrés concerneraient des préchargements de logiciels Microsoft pirates. Certains de ces revendeurs chargeraient sur les disques durs des ordinateurs qu'ils vendent des logiciels Microsoft piratés. La firme de Redmond rappelle que les acheteurs de ces machines risquent des poursuites judiciaires et ne pourront pas profiter du support Microsoft et des mises à jour. Les revendeurs peu scrupuleux joueraient sur l'ignorance du grand public quant aux logiciels contrefaits préchargés sur les disques durs et fournis sans licences.

20:53 Publié dans Entreprise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : microsoft

Microsoft ne fera pas de “Zunephone”

Le géant logiciel Microsoft dit ne pas vouloir copier Apple ni produire un Smartphone Zune pour concurrencer l’Iphone.

Robbie Bach, président du département Entertainment & Devices de Microsoft, dit que Microsoft n’est pas un copieur et ne fera pas de téléphones.

Il dit aussi qu’il y a assez de matos et de partenaires qui emploient le système d’exploitation Windows Mobile, ce qui leur rapporte bien plus que de se lancer dans la production d’un gadget en plastique.

Robbie Bach ajoute que les gens aiment la diversité dans le choix et que si les offres tournent sous Windows Mobile ils seraient bien maladroits de ne lancer qu’un seul modèle de téléphone.

Par exemple, Samsung a lancé un concurrent de l’aPhone sous Windows Mobile. Microsoft est mort de rire sur le trajet de la banque.

Robbie Bach espère vendre 20 millions de licences Windows Mobile durant l’année fiscale en cours.

 

20:51 Publié dans Software | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : microsoft, zunephone

 
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